Les villes révoltées  posté le mercredi 29 février 2012 14:38

 

 

 

 

La grande nuit s’achève sur les terres immobiles

Par la fin des asiles et la mort des tyrans

Mais les vents  délivrant les poètes en exiles

Ont aussi  libéré les macabres démons

 

Le matin qui se lève sur ces villes qui brûlent

Dévoile sur les murs  des mots teintés de sang

Et que répètent encore  des poètes en foules

Suivant les pas bénis de la  haine ouragan

 

Ce  mis soleil d’hivers  sur l'avenue s’attarde

Et ces papiers sauvages s’éloignent dans les vents

Qui a volé  les âmes de ces  villes qui se perdent ?

Qui a tracé  la peur  sur les yeux des enfants ?

 

Dans la grande avenue, des femmes trop bavardes

Pèsent sur des trottoirs qui dorment indifférents

Et des  vieux sous le ciel indéci se regardent

Ignorance  au cœur  et haine dans le sang

 

Ô villes  du mensonge de l’orgueil  imbécile

Qu’on appelait jadis  le royaume de satan

Ville qui a rendu toutes les vies immobiles

Aura  tu de l’amour  pour tes petits enfants

 

 

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Appel pour créer le parti de la révolution  posté le jeudi 09 février 2012 16:15

 

 

 

 

Comme beaucoup de tunisiens, la révolution tunisienne  m’a  donné un nouveau souffle de vie  et a fait renaître et a fait libérer beaucoup d’intellectuels comme de citoyens. J’ai  aimé  cette révolution; et  comme une jolie femme ,  elle m’a inspiré quelques textes  que j'ose  qualifier de philosophiques  voire politiques.  En somme  j’ai considéré que lors de ces révolutions arabes;   il s’agit de la liberté en tant que parole de l’être  qui est  venue au jour  dans la peine et le sacrifice. S’appuyant sur quelques références Heideggériennes. Mais j’ai doublé  ces textes d’une autre références  non moins importante :  celle du texte platonicien  de l’allégorie de la caverne , où  il y est question de processus  et d’étapes de la libération qui peut    aboutir comme  il peut s’arrêter   aux stades préliminaires  et non définitif de la liberté. 

A partir de ces textes  qui pourraient servir de guides  pour ne pas s’empêtrer dans les détails , j'ai lu  l’ascension de  l’islam politique   après  cette première expérience   des urnes  ,  comme un retour  aux chaînes  à l’intérieur de la caverne.  Des chaînes  fussent –elle  des chaînes en or avais je   averti  , elles ne restent pas moins des chaînes  de servitude  .  

Il n’est pas question de revenir  ici sur le pourquoi des choses  , et l’histoire même des sociétés arabes ne pourrait  que   propulser  l’islam politique  au pouvoir  ,   ça aussi je l’avais  écrit  bien avant  le printemps arabe  (chf  le problème identitaire des  arabes , un article sur ce blog  )  A cette nature sociale et historique  de ces societés ,   déjà donnée ,  s'est ajouté  une politique  étrangère  occidentale  et maintenant  internationale (occident , chine et Russie)    qui ne serait pas vraiment contre ;  puisque seul  un monde  arabe   non démocratique   pourrait continuer  l’ancien système   en remplaçant  les dictatures qui se voudraient laïques par celles d’avenir qui se voudraient religieuses

Et Comme  les choses s’étaient déroulé  et se déroulent encore devant  nos  yeux   suivant ce  schéma ; un certain dégoût m’avait  pris et j’ai  arrêté d’écrire pour  un  long moment …Mais puisque  j’aime  toujours tant cette révolution et  je ne risque pas de l’oublier  vite comme beaucoup ;  je reviens  écrire  aujourd’hui un petit texte d’espoir  . Un texte comme un  appel dernier.

 

Je n’ai certes ni la célébrité  ni  l’expérience  politique de Monsieur Sebsi (ancien premier  ministre);  je ne suis  qu’un citoyen tunisien  inconnu   qui ne tente d’ailleurs pas particulièrement  de se faire  connaître  mais  qui aime cette  révolution tunisienne  et qui ,  puisqu’il l’aime tant ;  il voudrait  la sauver .

 

L’appel  lancé par Mr Sebsi  était   juste et a été assez bien accueilli    partout - sauf bien sur   ceux  qu’il pourrait déranger- et  avec  tout le respect qu’on doit  au  Monsieur  , si cet appel s’adresse   à quelques partis  de l’ère  bourguibienne  ,  - même  si une certaine  élite  dite progressiste  pourrait s’y trouver- ,  je ne penses pas que le peuple tunisien  puisse suivre  ces partis ,  lui qui  est encore   largement traumatisé par la politique de ces   cinquante dernières années

 

Même les rassemblements   d’autres  groupes politiques   resteront  élitistes  et n’auront pas un réel contrepoids  pour   le noyau dur du pouvoir  à venir  qui s’est déjà dessiné   à savoir le couple  cpr-nahdha  qui  aura tendance  à s consolider , et  sans réelle possibilité d’alternance  il pourra gouverner pour des décennies .

Le parti de la révolution  dont je parle se propose de défendre la liberté   qui est l’essence  même de la révolution  donc devra  necessairement  être  moderniste  , il se propose aussi et d’emmener  la dignité  qui en découle en  appliquant  la politique  économique et sociale nécessaire, il devrait  être  à mon sens  de centre gauche  , en tout cas  à  gauche  pour une vrai politique sociale .   Puisqu’il s’agit d’un parti de la révolution  il doit   être  surtout le parti des jeunes , ceux qui ont fait réellement la révolution et qu’on ne voit pas  aujourd’hui sur  la scène politique , il  doit  être un parti populaire  enraciné  dans les régions révoltés  , et dans les quartiers populaires des grandes villes  qui ont aussi  contribué bel et bien à la révolution .  Le fait  de  tenir  un programme pragmatique et social  a montré ses preuve  avec  l’expérience  politique d’al Aridha  , il devrait s’en éloigner par  son modernisme et son refus du  populisme : on peut tout- à fait rassembler  autour de ce parti des masses  larges de population    tout en étant vraiment  moderniste , en  disant rigoureusement  la vérité loin de  tout populisme et démagogie et surtout en  restant   toujours démocrate   et donc  en laissant l’initiative au jeunes   …

 

Tous les hommes politiques qui viennent de quitter tel ou tel parti  à cause de l’écart de ses parti des vœux de leurs électeurs qui sont ceux des but de la révolutions , tous ces hommes avec leurs  expériences   peuvent   être à l’avant-garde de ce  parti   et ce projet   centriste de gauche    qui  devrait   rassembler   toutes les  gauches et  le centre  à fin de contrecarrer  la droite voire l’extrême droite  conservatrice au pouvoir . 

 

On n’invente  rien de nouveau,  quand l’extrême droite  monte, tout le monde s’attroupe au centre  pour contrecarrer.  à défaut d’un projet pareil  je suis presque sure que nul autre  groupement si large soit –il  ne pourrait  réellement créer une possibilité d’alternance  au programme économique de  droite de Nahdha   , et des possibles menaces  sur les liberté que constitue    tout dogmatisme  religieux … 

 

Soit :  la dignité   retrouvé par   un programme économique  adéquat  et la liberté sauvegardé par  des  forces  politique  modernistes  ….

Celui qui est vraiment pour la révolution  doit  laisser  de coté  toute politique politicienne , car elle pourrait  propulser quelques chefs de partis  dans  des positions  plus ou moins importantes du pouvoir   lors  des élections futures  mais  il ne seront qu’à l’image de l’opposition d’aujourd’hui ,  de bonne fois certes mais  inefficaces   quand  aux grands choix politiques ….

J’espère que ce sera mon dernier texte   concernant ce sujet. Malheureusement  , vu  le niveau de l’élite politique tunisienne d’aujourd’hui ,  ca reste  un  simple espoir …

La révolution comme parole de l'être  comme cri de liberté et  appel pour la dignité  peut  être  oubliée  et tout  dévoilement  à le revoilement  comme destin ,  mais le destin  en tant que dévoilement de l'être ne nous tourne  le dos que si nous  cessons   nous même de le regarder . ce regard  peut  être  dans l'art dans la pensée  mais devra  aussi  être dans le domaine du  politique   en tant que pouvoir  ...

Le parti de la révolution doit  être   le parti qui  regarde toujours vers  cet  êvenemment  déterminant   dont les retentissement  seront très loin d'être  circonscrit  à moyen ou  à long terme  si nous ne cessons pas de  nous laisser  traversé par  leurs  essences ;  ils s'agit d'une véritable  force et poussée de vie  pour nos societés pour  les reconstruire à neuf  :  un art  nouveau , une nouvelle pensée  et une  nouvelle vie politique ...

Ne ratons pas  cette formidable occasion , par  la paresse , l'oubli et  l'étroitesse du regard ...

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Scénario d'une fin élégante du monde arabe  posté le mardi 03 janvier 2012 12:12

 

 

En bref :

 

Ce dont la guerre n'est pas  capable peut  tout aussi  être  atteint  par  la politique : voilà un scénario  pour finir  une fois pour tout avec le monde  arabe :

Tant mieux  puisque la météo est favorable  : le ciel est dégagé par le soleil brillant du printemps arabe et ce  n'est plus le temps des essais locaux  , c'est la production  et la distribution à grande échelle  des nouvelles armes .

Après  les bombes  hards  plus ou moins intelligentes qui ont  montré leur limites partout , deux bombes  à l'essai avec  plus  de succès :

La  bombe ethnique :  arabe-kurdes -amazigh -berbères etcs ..;mais surtout  la bombe religieuse : chiite /sunnite , salafiste jihadistes /salafistes non jihadistes / khawarij  /nahdha /frères musulmans  ...

Une merveille des merveilles , les  ingénieurs du Pentagonne ne l'ont pas trouvé en expérimentant les  mystères de la physiques  quantiques mais  en relisant soigneusement l'histoire de leur ennemi  et en y trouvant  cette bombe  déjà  présente dans son  histoire :   elle s'est appelé    il y a  plus de  1400 ans  : Al fitnata'l koubra  : la grande discorde .

 Pourquoi ne pas ramener une nouvelle version améliorée  de  la bombe qui a déjà  fait ses preuves et  dont  l'éclatement  retentit encore  après  plus de 14 siècles ? .....

Bien joués  boys  !

Quand aux  arabes : laissez les dormir disait Napoléon  à propos des chinoix  , surtout surtout ne les reiveillez pas .  

"Ya oummatan  dhahikaat min jahlih'al oumamou " = Nation dont l'ignorance a fait  rire  les nations ...

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La campagne tunsienne , personnage de l'année 2011  posté le vendredi 30 décembre 2011 13:43

 

Depuis  plus de 4 siècles date de   l'arrivée du Turque Sinane Pacha  jusqu'à la chute de  Zaba  au 14Janvier 2011la Tunisiea été  gouverné  d'une  même  manière  et d'une main ferme par une  célèbre maxime  que les  différents  beys  et pacha  qui s'étaient succédes  très souvents  suite  à  des bains de sangs  se transmettaient les uns aux autres .  La maxime  était  "Tamhid al awtaan , w'astisaal  chaafaat al bawadii  تمهيد الأوطان و استأصال  شأفة البوادي      soit en  traduisant  très maladroitement  : -préparation des pays (du terrain des campagnes) et extraction de l'orgueil compagnard  -

Un testament que les  gouverneurs  passaient  les uns aux autres  et qu'ils respectaient  impérativement pendant des siècles.

L'histoire  de la Tunisienous  rapporte des dizaines de sortie du  beys  dans sa  Mahalla  pour faire taire tel ou tel tribu   et  le folklore et notamment la poésie   garde encore les souvenirs  célèbres et douloureux  de  ce que ces   guerres  contre la campagne    à jbel weslett  ou  haffouz  ...

Bourguiba   lui même n'a pas  échappé à la règle ,  il a certes   fait un travail colossal en combattant  le tribalisme (al arouchiaa ) Mais sans   faire de ces campagnes  tunisiennes des vrais  agglomérations  urbaines  de citoyenneté ou  l'individu  se reconnait comme digne citoyen ..

.La marginalisation depuis des siècle du " Rif"  tunisien ,  s'était donc poursuivit    de bey en bey   et au même rythme  pendant l'époque coloniale  puis avec  Bourguiba .  Celui de Ben Ali n'en serait qu'une  triste caricature  de ce dernier .

tentatives de révolutions  campagnardes  à savoir provenant de l'intérieure du pays  ne date  évidemment pas d'aujourd’hui ou d'hier . le  19 siècle nous rapportait déja  la fameuse révolution de Ali Ben Ghdhéhoum de Kasserine , Et si  ben Zdira , Daghbaji et Aouled haffouz  avaient  tourné leurs fusils contre les colons de jadis , le nom de Gafsa  était revenu  pendant l'époque de Bourguiba   avec H  Merghni aux années 70 , puis après 1978 et 1984 ,    celui du bassin  des mines de Mdhilla , Metlaoui , Oum elarayes   en 2008 et de  sidi bouzid , tela et Kasserine  en 2010, 2011 .

Cette révolution dont on célèbre  ces jours son premier anniversaire  n'a pas échappé à la règle de l'histoire tunisienne  , la campagne qui se révolte  mais cette fois    la révolte  a rassemblé autour d'elle  ensuite tout un pays .  Les martyres  eux aussi  était  soit ceux de ces campagnes  toujours délaissées  soit ceux des bidonvilles  construits autours des  villes côtières  et  faits par  les pères de  ces  martyres  qui eux aussi  avaient immigré  de l'intérieure de ces régions  profondes et oubliées . 

Rien ne peut  être compris  de l'histoire dela Tunisie  sans  cette dimension de lutte entre  la ville dominante et  la compagne  au début redoutée puis de plus en plus marginalisée .Un forme  de lutte  entre les riches et les pauvres  à la sauce tunisienne .   Je dirai même plus ,  la victoire du parti de Nahdha   rapporté par des électeurs de la campagnes ou de la banlieue émigrée , et l'échec  des parti politiques  qui se réunissent  encore au Golden Tulyp (Hotel à Gammart banlieue nord de Tunis )et  se contentent de  côtoyer les citoyens de la Marsaet de Carthage  , Le refus  allergique  et pas  simplement et innocemment  politique de  certains partis  politiques , voire  même  l'ironie  qu'une  certaine élite  tunsienne cultive  tous les jours  concernant le look du président  et de son burnous par exemple  ,  l'alliance de ce dernier  avec Gannouchi ,  vieux  copain  victime de Bourguiba  et fils  comme lui de la campagne saharienne  tunisienne   antipode des Baldia  et  avec qui il partage le refus du port de la cravate  ... tout cela  serait mieux  éclairé par cette  dimension quasi constante  de lutte  entre   la ville et la campagne dans l'histoire dela Tunisie  ..

 

J’ai écrit  ce petit mot  pour préparer  ma réponse à une  question  qui  m'a été posé  : "quelle est la personnalité de l'année 2011 en Tunisie"  et à laquelle j'ai répondu  : "C'est la campagne  tunisienne qui   après tant de peine et de tentatives de révoltes  à  entamé en 2010 un révolution  à laquelle s'est  joint ensuite tout le peuple tunisien , et a ainsi libéréla Tunisie  et a offert la liberté au monde  arabe ."

 
شخصية 2011 هي البادية التونسية , منذ سنان باشا أي منذ أكثر من 4 قرون كان البايات يوصون بعضهم البعض في ادارة ايالة تونس بالوصية الشهيرة "تمهيد الأوطان و استأصال شأفة البوادي " و حتى بورقيبة لما جاء واصل نفس السياسة و ان حاول القضاء على العروشية فهو لم يجعل من تلك المناطق مناطق حضر و ظلت مهمشة كما كانت منذ مئات السنين (و تلك من أهم المآخذات على حكمه) ثم جاء زعبع الذي كان حكمه في نفس السياق بمثابة الكاريكاتور المضحك ...و بعد بن غذاهم في القصرين في القرن 19 و أحداث قفصة و 78 و 84و الحوض المنجمي جاءت البوادي من جديد بثورة نجحت أخيرا ثورة ككل الثورات في جوهرها بين الفقراء و الأغنياء و ان أخذت شكل الصراع التاريخي بين الريف و المدينة . و كان أبطالها الشهداء معضمهم من تلك البوادي أو من المدن القصديرية التي كونها آباءهم النازحين منذ عقود من تلك البوادي المهمشة ....ثورة تونس 17 ديسمبر يكاد ينسى اسمها و يصبح 14 جانفي و لكن التاريخ هو التاريخ و لا يمكن فهم تاريخ تونس دون العودة الى الصراع بين الريف و المدينة ....حتي الأعتراض على المرزوقي و برنسه و انتصار النهضة الانتخابي في الأرياف و الأحياء الشعبية و هزيمة المعارضة التي لا تزال تجتمع في القولدن توليب ... و تحالف أبناء الريف الصحراوي التونسي الغير مفهوم الشيخ راشد الغنوشي و الدكتور المرزوقي الذين يكرهان ربطة العنق المدنية حتى هذا التحالف الغريب بين اليسار اللائكي و اليمين الديني لا يمكن فهمه بدون الرجوع الى الصراع بين الريف و المدينة .....كادت الأنظمة المركزية أن تستأصل على مر التاريخ شأفة البوادي و لكن ظلت تلك الشأفة خافتة حتى انتصرت في النهاية ,,,,شخصية 2011 هي البادية التونسية التي قادت ثورة التحق بها كل التونسيون بعد ذلك فانتصرت و أهدت الحرية للعالم العربي ...
 
 
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Les surenchères dans l’islam politique  posté le mardi 13 décembre 2011 09:47

 

 

 

L’envahissement du désert politique  que connaît le monde  arabe  depuis des décennies par  l’islam politique de nos jour n’est nullement  une surprise  puisqu'  aucune infrastructure réelle  de vie politique  n’a été   bâtit  par des régimes  qui au meilleurs des cas avaient gouverné par l’idéologie ( nationaliste  ou pseudo libérale) et au pire par la peur ....

Ni culture politique  , ni tradition  électorale  ni  démocratie   à l’intérieure des partis  politiques  ni  capacités de rapprochement et de coalition entre différents  groupes politiques convergents  au moins en théorie . C’est ce qui existe en ce moment sur le terrain.

Et  d’ailleurs  je n’ai pas entendu qu’un des chefs de ces partis   ayant perdu dans les  élections récentes en Tunisie par exemple  a présenté sa démission , témoignant que son parti est réellement vivant et démocrate , laissant la voix  à d'autres énérgies ; et encourageant ainsi et  invitant  un public toujours suspicieux du politique  à s’approcher de ces partis …tel  est l’état des lieux de cette  opposition en Tunsie par exemple... 

Quand aux partis  islamistes  récemment élus. la question reste    posée .  Vont ils apprendre de leurs  échecs  partout répétés de l’Afghanistan  jusqu’au Soudan ou  à l’Algérie ? Et si la Turquie est   souvent citée comme exemple,  n’oublions pas  qu’elle était   et se dit encore laïque ….

 

Le réel danger  si on  peut le résumer très vite  à propos de ces  partis dit de l’islam politique  provient d’un seule réalité qu'on peut   appeler  d’un mot : la  surenchère dans l’islam politique. 

Et d’ailleurs  tous les partis politiques sur scène doivent  se démarquer  d’être  contre la religion  et se disent  avoir leur  vision  tempérée des choses c’est ce qui différentie les partis dits laïques de ceux religieux (si non ils n'auront aucune chance ) : Le prix qu’ils offrent concernant le religieux est le prix le plus bas.  C’est-à-dire très peu de religion dans le politique. Alors que le citoyen , l’électeur  arabe tel qu’il est maintenant ,  il  en demande   et peut  être  par endroit   ne demande que  ça . C’est ce qui  différentie  ces partis  des partis religieux.

Que  les dirigeants  de partis religieux  soit pieux  ou qu’ils soient  des vrais loups usant de la religion pour des fins politiques ,   le mécanisme aura le même aboutissement : chaque   parti veut et /ou doit  montrer son attachement  à une vision  qu’il considère  plus  fidèle de l’islam  et donc  doit  la proposer  aux citoyens,  futures électeurs . qui  somme tout n’ont  comme  capital  symbolique  que  le champs du religieux   dans lequel ils baignent .

 

Cette surenchère  était ,  je pense à l’origine de ce qui s’était passé en Afghanistan depuis  la  défaite des russes , à l’origine de l’éclatement du Soudan , et de ce qui s’est passé en Algérie  , et même de  ce qui  s’est  passé récemment  à moindre degré en Tunisie où le  risque est d’ailleurs encore présent  et les  manipulations  de surenchère de l'islam politique  viennent de l’intérieure comme de l’extérieure

 

Que ces surenchères soit  utilisés par  les ennemis des arabes  comme  la dernière arme  découverte  , après l’arme  ethnique ,  pour  fragmenter davantage  le monde  arabe , il n’ya pas besoin d’être  un grand génie pour le voir …

L’exemple  est patent  en Irak ,  en tout cas  cette  surenchère   concorde très adroitement avec  le réel  et stratégique   but final : qu’il n’y est plus de monde  arabe  au sens d’entité géopolitique , culturelle  vivante et tenable  dans  le 21 è siècle  mais  au meilleure des cas  des dictatures célestes et au pire  des multiples sectes  qui s’entretuent  par la politique  ou par les armes ;  défendant  chacun  sa vison qu’il  croit  être  celle de la vrai religion (pour les pieux d’entre eux ) ou poussant  son offre  à l'extrême  pour  rassembler  des   gens autour de lui  les endormants  par des discours populistes  (pour  les loups d’entre eux )  .

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