Scénario d'une fin élégante du monde arabe  posté le mardi 03 janvier 2012 12:12

 

 

En bref :

 

Ce dont la guerre n'est pas  capable peut  tout aussi  être  atteint  par  la politique : voilà un scénario  pour finir  une fois pour tout avec le monde  arabe :

Tant mieux  puisque la météo est favorable  : le ciel est dégagé par le soleil brillant du printemps arabe et ce  n'est plus le temps des essais locaux  , c'est la production  et la distribution à grande échelle  des nouvelles armes .

Après  les bombes  hards  plus ou moins intelligentes qui ont  montré leur limites partout , deux bombes  à l'essai avec  plus  de succès :

La  bombe ethnique :  arabe-kurdes -amazigh -berbères etcs ..;mais surtout  la bombe religieuse : chiite /sunnite , salafiste jihadistes /salafistes non jihadistes / khawarij  /nahdha /frères musulmans  ...

Une merveille des merveilles , les  ingénieurs du Pentagonne ne l'ont pas trouvé en expérimentant les  mystères de la physiques  quantiques mais  en relisant soigneusement l'histoire de leur ennemi  et en y trouvant  cette bombe  déjà  présente dans son  histoire :   elle s'est appelé    il y a  plus de  1400 ans  : Al fitnata'l koubra  : la grande discorde .

 Pourquoi ne pas ramener une nouvelle version améliorée  de  la bombe qui a déjà  fait ses preuves et  dont  l'éclatement  retentit encore  après  plus de 14 siècles ? .....

Bien joués  boys  !

Quand aux  arabes : laissez les dormir disait Napoléon  à propos des chinoix  , surtout surtout ne les reiveillez pas .  

"Ya oummatan  dhahikaat min jahlih'al oumamou " = Nation dont l'ignorance a fait  rire  les nations ...

lien permanent

La campagne tunsienne , personnage de l'année 2011  posté le vendredi 30 décembre 2011 13:43

 

Depuis  plus de 4 siècles date de   l'arrivée du Turque Sinane Pacha  jusqu'à la chute de  Zaba  au 14Janvier 2011la Tunisiea été  gouverné  d'une  même  manière  et d'une main ferme par une  célèbre maxime  que les  différents  beys  et pacha  qui s'étaient succédes  très souvents  suite  à  des bains de sangs  se transmettaient les uns aux autres .  La maxime  était  "Tamhid al awtaan , w'astisaal  chaafaat al bawadii  تمهيد الأوطان و استأصال  شأفة البوادي      soit en  traduisant  très maladroitement  : -préparation des pays (du terrain des campagnes) et extraction de l'orgueil compagnard  -

Un testament que les  gouverneurs  passaient  les uns aux autres  et qu'ils respectaient  impérativement pendant des siècles.

L'histoire  de la Tunisienous  rapporte des dizaines de sortie du  beys  dans sa  Mahalla  pour faire taire tel ou tel tribu   et  le folklore et notamment la poésie   garde encore les souvenirs  célèbres et douloureux  de  ce que ces   guerres  contre la campagne    à jbel weslett  ou  haffouz  ...

Bourguiba   lui même n'a pas  échappé à la règle ,  il a certes   fait un travail colossal en combattant  le tribalisme (al arouchiaa ) Mais sans   faire de ces campagnes  tunisiennes des vrais  agglomérations  urbaines  de citoyenneté ou  l'individu  se reconnait comme digne citoyen ..

.La marginalisation depuis des siècle du " Rif"  tunisien ,  s'était donc poursuivit    de bey en bey   et au même rythme  pendant l'époque coloniale  puis avec  Bourguiba .  Celui de Ben Ali n'en serait qu'une  triste caricature  de ce dernier .

tentatives de révolutions  campagnardes  à savoir provenant de l'intérieure du pays  ne date  évidemment pas d'aujourd’hui ou d'hier . le  19 siècle nous rapportait déja  la fameuse révolution de Ali Ben Ghdhéhoum de Kasserine , Et si  ben Zdira , Daghbaji et Aouled haffouz  avaient  tourné leurs fusils contre les colons de jadis , le nom de Gafsa  était revenu  pendant l'époque de Bourguiba   avec H  Merghni aux années 70 , puis après 1978 et 1984 ,    celui du bassin  des mines de Mdhilla , Metlaoui , Oum elarayes   en 2008 et de  sidi bouzid , tela et Kasserine  en 2010, 2011 .

Cette révolution dont on célèbre  ces jours son premier anniversaire  n'a pas échappé à la règle de l'histoire tunisienne  , la campagne qui se révolte  mais cette fois    la révolte  a rassemblé autour d'elle  ensuite tout un pays .  Les martyres  eux aussi  était  soit ceux de ces campagnes  toujours délaissées  soit ceux des bidonvilles  construits autours des  villes côtières  et  faits par  les pères de  ces  martyres  qui eux aussi  avaient immigré  de l'intérieure de ces régions  profondes et oubliées . 

Rien ne peut  être compris  de l'histoire dela Tunisie  sans  cette dimension de lutte entre  la ville dominante et  la compagne  au début redoutée puis de plus en plus marginalisée .Un forme  de lutte  entre les riches et les pauvres  à la sauce tunisienne .   Je dirai même plus ,  la victoire du parti de Nahdha   rapporté par des électeurs de la campagnes ou de la banlieue émigrée , et l'échec  des parti politiques  qui se réunissent  encore au Golden Tulyp (Hotel à Gammart banlieue nord de Tunis )et  se contentent de  côtoyer les citoyens de la Marsaet de Carthage  , Le refus  allergique  et pas  simplement et innocemment  politique de  certains partis  politiques , voire  même  l'ironie  qu'une  certaine élite  tunsienne cultive  tous les jours  concernant le look du président  et de son burnous par exemple  ,  l'alliance de ce dernier  avec Gannouchi ,  vieux  copain  victime de Bourguiba  et fils  comme lui de la campagne saharienne  tunisienne   antipode des Baldia  et  avec qui il partage le refus du port de la cravate  ... tout cela  serait mieux  éclairé par cette  dimension quasi constante  de lutte  entre   la ville et la campagne dans l'histoire dela Tunisie  ..

 

J’ai écrit  ce petit mot  pour préparer  ma réponse à une  question  qui  m'a été posé  : "quelle est la personnalité de l'année 2011 en Tunisie"  et à laquelle j'ai répondu  : "C'est la campagne  tunisienne qui   après tant de peine et de tentatives de révoltes  à  entamé en 2010 un révolution  à laquelle s'est  joint ensuite tout le peuple tunisien , et a ainsi libéréla Tunisie  et a offert la liberté au monde  arabe ."

 
شخصية 2011 هي البادية التونسية , منذ سنان باشا أي منذ أكثر من 4 قرون كان البايات يوصون بعضهم البعض في ادارة ايالة تونس بالوصية الشهيرة "تمهيد الأوطان و استأصال شأفة البوادي " و حتى بورقيبة لما جاء واصل نفس السياسة و ان حاول القضاء على العروشية فهو لم يجعل من تلك المناطق مناطق حضر و ظلت مهمشة كما كانت منذ مئات السنين (و تلك من أهم المآخذات على حكمه) ثم جاء زعبع الذي كان حكمه في نفس السياق بمثابة الكاريكاتور المضحك ...و بعد بن غذاهم في القصرين في القرن 19 و أحداث قفصة و 78 و 84و الحوض المنجمي جاءت البوادي من جديد بثورة نجحت أخيرا ثورة ككل الثورات في جوهرها بين الفقراء و الأغنياء و ان أخذت شكل الصراع التاريخي بين الريف و المدينة . و كان أبطالها الشهداء معضمهم من تلك البوادي أو من المدن القصديرية التي كونها آباءهم النازحين منذ عقود من تلك البوادي المهمشة ....ثورة تونس 17 ديسمبر يكاد ينسى اسمها و يصبح 14 جانفي و لكن التاريخ هو التاريخ و لا يمكن فهم تاريخ تونس دون العودة الى الصراع بين الريف و المدينة ....حتي الأعتراض على المرزوقي و برنسه و انتصار النهضة الانتخابي في الأرياف و الأحياء الشعبية و هزيمة المعارضة التي لا تزال تجتمع في القولدن توليب ... و تحالف أبناء الريف الصحراوي التونسي الغير مفهوم الشيخ راشد الغنوشي و الدكتور المرزوقي الذين يكرهان ربطة العنق المدنية حتى هذا التحالف الغريب بين اليسار اللائكي و اليمين الديني لا يمكن فهمه بدون الرجوع الى الصراع بين الريف و المدينة .....كادت الأنظمة المركزية أن تستأصل على مر التاريخ شأفة البوادي و لكن ظلت تلك الشأفة خافتة حتى انتصرت في النهاية ,,,,شخصية 2011 هي البادية التونسية التي قادت ثورة التحق بها كل التونسيون بعد ذلك فانتصرت و أهدت الحرية للعالم العربي ...
 
 
lien permanent

Les surenchères dans l’islam politique  posté le mardi 13 décembre 2011 09:47

 

 

 

L’envahissement du désert politique  que connaît le monde  arabe  depuis des décennies par  l’islam politique de nos jour n’est nullement  une surprise  puisqu'  aucune infrastructure réelle  de vie politique  n’a été   bâtit  par des régimes  qui au meilleurs des cas avaient gouverné par l’idéologie ( nationaliste  ou pseudo libérale) et au pire par la peur ....

Ni culture politique  , ni tradition  électorale  ni  démocratie   à l’intérieure des partis  politiques  ni  capacités de rapprochement et de coalition entre différents  groupes politiques convergents  au moins en théorie . C’est ce qui existe en ce moment sur le terrain.

Et  d’ailleurs  je n’ai pas entendu qu’un des chefs de ces partis   ayant perdu dans les  élections récentes en Tunisie par exemple  a présenté sa démission , témoignant que son parti est réellement vivant et démocrate , laissant la voix  à d'autres énérgies ; et encourageant ainsi et  invitant  un public toujours suspicieux du politique  à s’approcher de ces partis …tel  est l’état des lieux de cette  opposition en Tunsie par exemple... 

Quand aux partis  islamistes  récemment élus. la question reste    posée .  Vont ils apprendre de leurs  échecs  partout répétés de l’Afghanistan  jusqu’au Soudan ou  à l’Algérie ? Et si la Turquie est   souvent citée comme exemple,  n’oublions pas  qu’elle était   et se dit encore laïque ….

 

Le réel danger  si on  peut le résumer très vite  à propos de ces  partis dit de l’islam politique  provient d’un seule réalité qu'on peut   appeler  d’un mot : la  surenchère dans l’islam politique. 

Et d’ailleurs  tous les partis politiques sur scène doivent  se démarquer  d’être  contre la religion  et se disent  avoir leur  vision  tempérée des choses c’est ce qui différentie les partis dits laïques de ceux religieux (si non ils n'auront aucune chance ) : Le prix qu’ils offrent concernant le religieux est le prix le plus bas.  C’est-à-dire très peu de religion dans le politique. Alors que le citoyen , l’électeur  arabe tel qu’il est maintenant ,  il  en demande   et peut  être  par endroit   ne demande que  ça . C’est ce qui  différentie  ces partis  des partis religieux.

Que  les dirigeants  de partis religieux  soit pieux  ou qu’ils soient  des vrais loups usant de la religion pour des fins politiques ,   le mécanisme aura le même aboutissement : chaque   parti veut et /ou doit  montrer son attachement  à une vision  qu’il considère  plus  fidèle de l’islam  et donc  doit  la proposer  aux citoyens,  futures électeurs . qui  somme tout n’ont  comme  capital  symbolique  que  le champs du religieux   dans lequel ils baignent .

 

Cette surenchère  était ,  je pense à l’origine de ce qui s’était passé en Afghanistan depuis  la  défaite des russes , à l’origine de l’éclatement du Soudan , et de ce qui s’est passé en Algérie  , et même de  ce qui  s’est  passé récemment  à moindre degré en Tunisie où le  risque est d’ailleurs encore présent  et les  manipulations  de surenchère de l'islam politique  viennent de l’intérieure comme de l’extérieure

 

Que ces surenchères soit  utilisés par  les ennemis des arabes  comme  la dernière arme  découverte  , après l’arme  ethnique ,  pour  fragmenter davantage  le monde  arabe , il n’ya pas besoin d’être  un grand génie pour le voir …

L’exemple  est patent  en Irak ,  en tout cas  cette  surenchère   concorde très adroitement avec  le réel  et stratégique   but final : qu’il n’y est plus de monde  arabe  au sens d’entité géopolitique , culturelle  vivante et tenable  dans  le 21 è siècle  mais  au meilleure des cas  des dictatures célestes et au pire  des multiples sectes  qui s’entretuent  par la politique  ou par les armes ;  défendant  chacun  sa vison qu’il  croit  être  celle de la vrai religion (pour les pieux d’entre eux ) ou poussant  son offre  à l'extrême  pour  rassembler  des   gens autour de lui  les endormants  par des discours populistes  (pour  les loups d’entre eux )  .

lien permanent

Tunisie, 6 décembre 2011 : "Ni peur ni terreur ; le pouvoir est au peuple : La khoof la Roob , Es  posté le mercredi 07 décembre 2011 11:09

Tunisie, 6 décembre 2011 : "Ni peur ni  terreur ; le pouvoir est au peuple   : La khoof la Roob , Essoltaa Milk Echaab"


Après le 14janvier 2011, les deux   sit–in de la  kasba ,  le 6 décembre 2011 est un  autre temps  plein de la révolution tunisienne.

J’ai failli perdre  espoir , depuis  quelques semaines je  voyais s’installer  en Tunisie  l’ombre d’une  nouvelle dictature  politique  parallèlement à un  débâcle social , économique  et religieux  et au retrait  silencieux de la notion d’ordre et de fermeté  dans l’état .

 

Le public a découvert tardivement , à l’occasion des  très récentes discussions  de  la loi  qui devrait  gérer l’attributions des pouvoirs pendant  la période transitoire actuelle  , on a découvert  que  les partis n’avaient réellement discuté que l’octroi des trois présidences et que  deux des trois  partis de la troïka  ont été  (-ou laissent entendre avoir été -) surpris  par  la  feuille proposée par leur alliée !  bref  ça montre au moins qu’on est parti  sur des  bases d’alliance suspecte voire malsaine  et d’ailleurs  beaucoup s’étonnent encore  des motifs de cette alliance  rassemblant des pôles  de projets  opposés .Surtout que l’une des trois qui   avait  toujours nié toute intension de s’unir   avec tel parti s'est découverte   marcher dans l’ombre de ce dernier…

 

Le jour même  ou les spécialistes  tirent les sonnettes d’alarmes pour l’économie ,  la  nouvelle  constituante se réunit pour  voter une  loi  qui  selon tous les spécialistes du droit constitutionnel  conduit droit vers la réinstauration d’une nouvelle dictature

Bref , tous les  ingrédients  étaient la pour  mon dégoût  et ma colère :

Cette élite  qui s’est présenté  au peuple  le  23 octobre 2011 pour lui demander sa voix , et  à qui  il avait répondit  par  l’indifférence  (la moitié  du peuple n’a pas voté ),  par qui êtes vous ?  pour certains bon vivants cravatés  et   beaucoup  d’intello  ou de  trop révolutionnaires  , et par  un oui, mélangeant  suspect , doute , espoir  et voyons ce que  ça donnera  pour  quelques autres  qui  l’auraient  bien piégé par la voix de la religion  ….

 

Cette  élite donc   porté au pouvoir  après tant de peine s’est  avéré  vraiment décevante. Mensonge, mollesse, opportunisme  et  amour de pouvoir … tout  pouvait se lire  entre les lignes des attitudes des uns et des autres.  On était donc sur le point de signer  le retour  aux  chaînes des prisonniers dans la fameuse  caverne de Platon  sous une double contrainte : la peur   qui  gagne de plus en plus  les  citoyens  devant ce qui se passe  partout  dans le pays  tenue par les discours et les comportement de  groupes  radicaux  et la pilule de la légitimité  religieuse qui appelle à la patience .

Mais heureusement  le cœur de la révolution  bat encore  et la voix de la révolution n’est pas encore  éteinte.

Ce matin  donc du 6 décembre 2011 , devant  la constituante   au palais de Bardo à Tunis , plus de  vingt cinq mille se sont réuni pour  clamer : La  khouuf la roob , essolta milk echaab  ….  لا خوف لا رعب   السلطة ملك الشعب Ni peur ni terreur, le pouvoir est au peuple.

 

Voilà comment il faut  répondre  à tout ce qui se passe. la révolution n’est pas une révolution de religion ou d’identité  mais une révolution de liberté   , pour rompre  avec la dictature quel quelle soit  terrestre ou céleste  et instaurer  une  nouvelle vie digne  pour le citoyen …Ce matin du  6 décembre  est  bel  et bien comparable  au matin du  14 janvier .  le  bâtiment  détesté  le 14 janvier  était  le ministère de l’intérieur , le bâtiment suspect  du 6 décembre est le palais de Bardo .

Ils étaient les mêmes, avec le même enthousiasme, la même fermeté  ils chantaient  l’hymne  nationale  avec la même passion.  Ils avaient  appelé   et la révolution  était revenu vers eux , et s’était  représenté de nouveaux   dans  le temps .

Et effectivement ce sit-in a commencé  à porter ses fruits  et les choses  ont commencé à bouger.

Alors  retour  à la théorie,  à la philosophie du temps de la révolution.


Ce concept dappel à la présence de la révolution au présent  à partir du temps passé  dont j'ait dit quelque mot en citant l'exemple de la révolution  égyptienne , en rappelant le caractère  extatique du temps de la révolution  , ce concept est capital dans la sauvegarde  et le redressement  des écarts  par ci et par là  même commis par  des élus  parceque    on se trompe  beaucoup si on veut se retrancher derrière  une légitimité  quelconque  en oubliant que  cette légitimité est encore assise  sur  le feu encore  vivant  de la révolution  du peuple qui  pourrait  encore  retirer son pouvoir qu'il avait  octroyer  à tout moment  s'il se sentirait trahit .

On peut  réussir  la révolution et assurer ses objectif , à condition  d’être en état d’alerte  continu et  être toujours  prêt  à  ramener le temps de la révolution   en présence , dans le présent  avec le même  état d’esprit , la même voix   en ne regardant  que  l’essence  de la révolution : abat  la  dictature , que la liberté soit .  Même s’il faudrait sacrifier  pour  quelque temps  l’économie  parce que  dit-on depuis jadis : celui qui choisit  entre la liberté et la sécurité, il n’aura ni l’un ni l’autre …

 

Bien plus  , même si on arrivera  à  écrire la meilleure constitution dans le monde ,  ce texte n’aura  aucune  garantie  sauf  celle de celui qui la rédigé  , non pas ces élus  qui ne  devraient être que les plumes  du véritable  rédacteur  . Mais  le peuple lui même  : celui qui est  censé  être le véritable rédacteur  du texte.

 

Alors  peuple tunisien ,  que ta plume  que tu a choisis pour  écrire  la copie de sauvegarde de ta révolution  , incarnée dans  ta constituante , soit fidèle à ce que tu veux écrire , à savoir  la parole de ta révolution  . Parce qu’il y a des plumes et des plumes …  

lien permanent

Révolutions arabes de la liberté et paradoxe de l'islam politique  posté le samedi 26 novembre 2011 13:36

 

 

 Il n'est que trop évident que  l'islam politique  est un passage obligé pour toutes les révolutions   actuelles dans le monde  arabes ou même  tous les changements plus ou moins illusoires   faits par certains   régimes  politiques pour se mettre à l'abri du printemps arabe.

Si c'est le cas, et  je l'avais toujours dit   depuis  un article  datant d'une année  avant le déclenchement du printemps  arabe, intitulé  le problème identitaire des  arabes   . Alors  quel  avenir pour ces révolutions  et ce qu'elles  apportent  de fondamental dans  le monde  arabe  à savoir la liberté?

 

 Le décervelage  et le matraquage médiatique  des centaines  de chaînes  télé et sites Internet  depuis plus d'une décennies , vient d'achever  encore le rudiment de modernité   arrachée   avec tant de peine depuis quelques décennies  et l'échec  des dictatures  post coloniales  ayant  gouverné  par l'idéologie , nationaliste  ou pseudo libérale pro occidentale   laissant derrière  elle un désert intellectuel  géant et  aride  .  un désert  dénué du symbolique  en tant que  savoir  scientifique tenant  le réel  au profit  d'une prolifération  de l'imaginaire  religieux .

 

Réaliser le symbolique de l'imaginaire  et imaginer la réalité du symbolique. Voilà  les deux mouvements contraires mais concomitants   traversant toute culture.  et si  l'occident  tourne depuis des siècle  en lévogyre : en imaginant  la réalité du symbolique  , soit en faveur de ce dernier  et a finit par  aboutir  à l'avènement de la psychanalyse .  le monde  arabe  actuellement  tourne  pleinement  dans le sens  inverse  dextrogyre : à savoir  en réalisant  le symbolique de l'imaginaire  , manifeste dans la possession du réel  par le discours religieux  et en faveur de ce dernier .

Ce n'est pas que les  arabes  se découvrent  depuis quelques décennies  plus croyant en dieux  ...Mais de plus en plus démunis symboliquement   au sens  scientifiquement mais surtout philosophiquement au sens  lourd du terme.

 

Cependant  la révolution est un dévoilement  de l'être et un nouveau rapport  au réel   , une  venue en présence au présent de la liberté  qui  déchaîne et rend libre  toutes les  structures antérieures  pour   recomposer d'autres nouvelles.  Elle ouvre donc  un  espoir  à  un nouveau  fondement  dans le monde  arabe  dans la politique , dans l'art , et dans la pensée . 

Mais ce qui  a l'air de s'installer  après  ces révolutions    est  un nouvel ordre  politique  sans  art et sans pensée.

 

Est-ce donc   un destin pour ces révolutions ?

 

Pour répondre  à la question  il faut  rappeler qu'il n'y a pas de pratique   sans un savoir  et sans une théorie qui la supporte et qui la corrige, si non  on  peut    tout aussi retomber dans l'imaginaire et dans l'obscurité.

Pour cela  j'ai  écrit quelques articles  où  est question d'un retour à la philosophie en tant qu'agir  suprême qui devrait  guider  ceux qui se proposent  faire changer  les choses et intervenir dans ce printemps arabe en faveur de sa  réussite  en arrivant aux but pour lequel il a  explosé . à savoir  dignité libertés  , égalités sociales   , démocratie  etc. .

 

Deux références  philosophiques majeurs ont été   appelé :

 1°/- d'une part   l'allégorie de la caverne de Platon   comme  succession d'étapes dans le mouvement de la libération   avant d'aboutir  à la véritable  liberté , et donc comme  possibilité , d'arrêts , d'accidents en cours  et d'inachèvement  voir de mise à mort du libérateur .  pas  seulement le philosophe mais  le peuple  lui-même , tel cette femme   qui  a escaladé le 14 janvier 2011 les murs du ministère de l'intérieur  et   que des voix  se  lèvent actuellement pour l'accuser   ,  la  chasser  de la scène   culturelle politique  voire  la menacer  ....

Cette allégorie de la caverne de Platon   étend devant nous   tout le processus et   nous  permet d'anticiper  et de prévenir l'imprévu.

 

 

2°/-l'autre référence  étant celle de  Heidegger.  où il a  été question de dévoilement de l'être  , de poème  collectif , qui laisse  être la   liberté  .  liberté  qui  à son tour , rend possible  le fondement  et  qui appelle à la sauvegarde .

Cette philosophie   ne se contente pas d'être préventive  et théorique , elle pourrait  se présenter comme   curatrice  et  permettant de préserver  justement  ce dévoilement révolutionnaire de la liberté   contre toute tentative de  confiscation  mensongère .

 

Comment ?

 

En rappelant  sans cesse à tout le monde ,  que cette révolution  était  populaire   et non   mené par tel ou tel parti

- Quelle  est   arrivée dans la présence   donc  dévoilement de l'être de la liberté . La parole nouvellement  venue est la liberté , et n'est pas la religion ou l'identité  comme on  tente de la truquer lors des propagandes  dirigés  vers d'autres buts

Que cette liberté ouvre  la porte    à la réorganisation du politique pour    aboutir à la  vrai citoyenneté   et  à la dignité comme but   par la démocratie comme moyen .

 

Pour revenir aux Islamistes qui fond tant peur à leurs  adversaires .  Puisque tout le monde  dit  qu'il est musulman.  Et que personne  ne pourrait se prétendre parler au nom de l'islam, d'après l'islam lui-même , le fait qu'ils  sont entré dans la scène politique   fait d'eux  comme  tout le monde   des  pigeons ou des faucons : 

on  les a vu par exemple  se refuser de participer la veille de certaines de ces révolutions  à  des  manifestations  inaugurales et vitales pour  le succès de ces dernières (les révolutions), de tenter de négocier  avec ces dictatures quelques temps avant les soulèvements pour certains d'entre eux ,   voir   appeler  pour  certains autres groupes  à ne pas  sortir  contre  le dictateur ... pour les retrouver   après au devant de la scène  , C'est l'opportunisme    classique des partis et des hommes politiques

.  On peut même aller plus loin et dire qu'en fait  l'islam  dans ces courants politiques   ne serait  qu'un  moyen très astucieux  pour  une propagande    pendant  ou  loin des temps des élections.

Et si  certains  ont pris l'habitude de mentir  et mentir  jusqu'à ce que on  finit par les croire  au moins temporairement , eux  on les a cru parce qu'ils  ne devraient pas mentir , il seraient  pieux ...

 

Comment donc   garder  espoir et résoudre ce paradoxe  évident  de montée des l'islamistes après les révolutions arabes  par les urnes des nouvelles démocraties ?

 

Il n'est pas important de savoir si ils sont  réellement pour les buts de la révolution ou pas.s'ils  tiennent un double discours ou pas ,  Il faut  camper sur ses propres positions et  s'accrocher aux buts des révolutions  qui est au premier lieu la liberté  et ensuite les autres :

 

  • - Se dire que ces révolutions sont venu pour briser les dictatures et donc tout ce qui va contre une quelconque liberté au nom de quoi que ce soit ce n'est que de la contre révolution et qu'il n'y a pas de mi - liberté et de temps opportun ou non à telle ou telle liberté (aristique ou intellectuelle par exemple ) .ou pour tel ou tel citoyen de tel ou tel sexe , telle ou telle religion , ethnie .... etc, une fois  la liberté  au sens plein garantie , place alors  à l'élite  et aux médias pour  dévoiler toute  tentative  de  déviation , tout échec  de programmes   pour assurer les autres buts de la révolution  (d'ordre économique et social).

  • - Ainsi soit les islamistes au pouvoir se découvrent pour la liberté et donc c'est à eux de s'expliquer devant leurs électeurs et leurs activistes  vis à vis de leur programmes  ou promesses éléctorales . et donc aucun problème de les voir au pouvoir. Soit qu'ils se découvrent contre la liberté et donc le peuple qui s'est soulevé pour sa libération et qui les a élu librement leur refusera le pouvoir très prochainement .Mais pour cela il faut  garder  la révolution vivante dans l'esprit du peuple

 

Comment  tenir vivante la révolution, puisqu'elle est un évènement  et un temps. et donc  qui advient et risque de se détourner  , de se retirer , d'être oublié comme tout dévoilement de l'être . 

Justement il ne faut jamais l'oublier   il faut la  garder dans le creux de la main en le regardant sans  cesse et en se laissant traversé  par sa parole qui est la liberté.  et  en dévoilant tout discours , tout acte de  quiconque   qui va contre cette parole , non pas parce qu'il est  islamiste ou  faisant parti des régimes déchues mais parce qu'il est contre la liberté

Et   gardant une tension positive  dans la vie politique  pour pouvoir   si nécessaire  ramener  en présence ,à partir du passé , le temps de  la révolution  et il est tout à fait possible  - le temps de la révolution comme tout temps plein , c'est à dire  temps de  dévoilement de  l'être ,  est  un temps extatique  - il est possible de le faire nous venons de le voir récemment  dans la révolution  égyptienne, le 19 novembre 2011 rappelle bel et bien le 25 janvier 2011. 

Il n'y a pas d'autre  moyens pour  laisser être et se déployer la liberté dans le monde arabe . 

Il faut oublier les vieilles catégories  politiques: " laïque"  "islamiste" , "progressiste" , "démocrate" non démocrate" ...pour  les  résumer dans un seul  mot  pour ou contre la liberté .

Car celui qui  se gène de la publication d'un article ou la diffusion d'un film  s'opposera demain au nom de la majorité   à toute liberté politique.  

cette liberté même qui  devrait le  détrôner  dans  des élections  à venir  s'il échoue dans la réalisation des buts qu'il s'est fixé lors de  sa compagne électorale  qui la fait gagné  les  voix de ses électeurs .

 

lien permanent
|

ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à novembre

Vous devez être connecté pour ajouter novembre à vos amis

 
Créer un blog